Philippe Bikinita, l’ancien ministre de l’Intérieur durant la période allant de 1992 à 1997, sous le régime de Pascal Lissouba, est décédé en Angleterre, durant la nuit du 20 et 21 août dernier. Selon le journal de l’Afrique, suite à cet événement, les membres de l’opposition qui ne se sont pas exprimés depuis les élections présidentielles qui ont lieu depuis le mois de mars 2021, ont demandé au président de la République Denis Sassou Nguesso de libérer tous les prisonniers politiques.

Demande de libération des prisonniers politiques

D’après les actualités congolaises révélées par les médias nationaux, les membres de l’opposition congolaise, qui ont perdu les dernières élections présidentielles, a appelé le président de la République afin qu’il libère les prisonniers politiques, et ce, après l’annonce du décès de Philippe Bikita en exil.

En effet, c’est le président du Congrès africain pour le progrès, Jean Itadi, qui est à la tête de la formation de l’opposition radicale, qui a préféré prendre la parole devant la presse.

Par ailleurs, le président du Congrès africain a affirmé que la réconciliation nationale, ne peut se faire ni dans la division ni dans la haine, en demandant au chef de l’Etat congolais de gracier les différents prisonniers politiques. 

Il a affirmé que chaque congolais est cher et a de l’importance pour les autorités congolaises. C’est pour cette raison qu’il ne faut pas garder les congolais en prison surtout ceux qui peuvent participer à construire le pays. En effet, Jean Itadi, propose que le gouvernement prenne des mesures immédiates pour les prisonniers politiques, ainsi que les exilés, en appelant le chef de l’Etat d’élargir les prisonniers politiques. 

Participer dans la construction du pays

Selon le président du Congrès africain, la place des politiciens n’est pas en prison, ils ont leur place dans la cité pour participer à la construction des deux Congo, ainsi que dans leur famille.

L’ex-ministre des chefs de l’Etat, Pascal Lissouba et de Denis Sassou Nguesso, Jean Itadi a tenu à évoquer le cas de l’ancien chef d’état-major Jean-Marie Michel Mokoko, ainsi que André Okombi Salissa, l’ex-ministre. Il est important de mentionner que tous deux étaient les malheureux candidats aux élections présidentielles de 2016, ils ont été inculpés pour avoir porté atteinte à la sécurité intérieure du pays. Les deux anciens candidats ont été condamnés et jugés à 20 ans de travaux forcés en 2018.