Selon le journal de l’Afrique, le Conseil constitutionnel du Sénégal a décliné la demande mise en place par l’opposition parlementaire qui appelle afin d’annuler les nouvelles lois adoptées par l’Assemblée nationale pour lutter contre le terrorisme dans le pays. En effet, les membres de l’opposition, au-delà du fond de la décision, a dénoncé la compétence de la plus haute juridiction du pays.

Le Conseil constitutionnel sénégalais

Journal Afrique

Selon les dernières actualités partagées par les médias locaux, les membres de l’opposition dénoncent la composition de la haute juridiction du Sénégal qui n’est formé que de 4 membres alors qu’elle devra être formée de sept membres. En effet, sur les 7 membres qui devrait composer en principe le Conseil constitutionnel, deux ont terminé leur mandat de 6 ans depuis le mois de juin dernier et une est décédée.

Les Sages ont annoncé leur décision concernant la demande des membres de l’opposition en estimant que le Conseil pourrait délibérer à toute appelle dès lors que son nombre de membres n’est pas inférieur à 4, et ce, afin de contourner tout blocage et de garantir le bon fonctionnement du Conseil d’une façon régulière et continu.

Cette situation inquiète Abdoul Mbaye, l’ancien Premier ministre qui est aussi président du parti Alliance pour le travail et la citoyenneté. En effet, il assure que c’est une violation de l’Etat de droit, en affirmant que selon lui le Conseil ne pourra délibérer qu’en présence des 7 membres, sauf empêchement temporaire de seulement 3 d’entre eux ou plus.

Toutefois, le Conseil ne pouvant pas délibérer, l’a quand même fait, chose qui est extrêmement grave d’un point de vue juridique estime l’ex-premier ministre sénégalais.

Afin de remédier à cette situation, le Congrès de la renaissance démocratique qui est constitué par les mouvements et les partis politiques, a envoyé une lettre durant le début de cette semaine invitant le président du Conseil constitutionnel à saisir le président de la République afin qu’il procède à la nomination de nouveaux membres et ainsi mettre fin au désordre institutionnel.