la ligne de flo

Just another WordPress site

Les changements majeurs durant Ramadan 2021 alors que les mosquées annoncent les restrictions de Covid sur les prières

Le mois de Ramadan 2021 sera très différent des ramadans précédents, des changements majeurs ont été annoncés pour le mois de jeûne après plusieurs discussions entre les dirigeants musulmans et les hauts responsables de la santé.

Les restrictions durant le mois de ramadan 2021

Dans le cadre de la feuille de route pour sortir du confinement, les restrictions s’assouplissent progressivement avec la prochaine étape le lundi 12 avril – juste à la date du début du mois de ramadan 2021.

Le 12 avril marque le début de l’étape 2 de la feuille de route et verra la réouverture des magasins non essentiels, des salons de coiffure et des salons de tatouage, ainsi que des gymnases, des attractions extérieures et des centres communautaires. De plus, davantage de personnes sont autorisées à assister aux mariages et aux funérailles. Alors qu’en est-il des événements religieux et des festivals ?

Sous le verrouillage national, les lieux de culte sont restés ouverts. Les gens sont autorisés à assister aux offices dans les églises, les temples, les mosquées, les gurdwaras, les synagogues et autres lieux similaires d’une manière conforme aux règles gouvernementales.

Cela signifie que les gens de différents ménages (ou bulles de soutien) ne doivent pas se mélanger lorsqu’ils participent à un culte communautaire – ou pour tout culte célébré dans leur propre maison.

À la suite de ces directives, des changements majeurs seront apportés au respect du mois saint en islam, Ramadan cette année.

Kamran Hussain, directeur général de Green Lane Masjid and Community Centre (GLMCC) à Small Heath, Birmingham, a déclaré qu’ils mettaient en place de nouvelles mesures pour le mois sacré du Ramadan.

Le neuvième mois du calendrier islamique est marqué par le jeûne tous les jours pendant la journée, ainsi que par des prières et des repas spéciaux.

M. Hussain a déclaré à Birmingham Live : «Pour notre mosquée, nous nous sommes mis en liaison avec Public Health England et d’autres mosquées pour convenir de mesures de sécurité pour le Ramadan. Comme vous le savez, les mosquées ont été fermées le Ramadan dernier, ce qui a été un coup dur pour beaucoup. Cette année, nous nous attendons à une résurgence, mais toutes les mosquées continueront à adhérer à la distanciation sociale et à d’autres mesures de précaution, ce qui réduira considérablement la capacité et le nombre.

Ramadan 2021 : Dubaï annonce les directives pour les prières dans les mosquées

Selon les dernières décisions révélées par le gouvernement, la durée maximale des prières du soir de Isha et du Tarawih dans les mosquées serait limitée à 30 minutes durant le mois de ramadan 2021. Une série de directives obligatoires pour les fidèles qui souhaitent assister aux prières dans les mosquées de Dubaï pendant le mois sacré du Ramadan, a été annoncée. 

Les nouvelles mesures à respecter dans les mosquées

Le Département des affaires islamiques et des activités caritatives de Dubaï a déclaré que les prières Isha et Tarawih peuvent être effectuées dans les mosquées dès la date du début du mois de ramadan 2021, à condition que les fidèles respectent les consignes de précaution, notamment le port de masques faciaux et le maintien de la distance physique.

Al Shaibani a en outre déclaré que ces directives faisaient partie des différentes mesures mises en place par le Comité suprême de gestion des crises et des catastrophes de Dubaï. Toutes les mosquées de Dubaï seront fréquemment stérilisées tout au long de la journée pendant le mois saint en islam afin d’assurer la sécurité sanitaire et la prévention de toute contamination.

La durée maximale des deux prières dans les mosquées a été plafonnée à 30 minutes. En outre, les fidèles qui prient dans les mosquées doivent apporter leurs propres tapis de prière et doivent éviter strictement les poignées de main et toute autre salutation physique qui enfreint les protocoles de distance physique. Ils doivent également maintenir une distance de sécurité par rapport aux autres fidèles, guidés par des autocollants au sol.

Le Dr Hamad Al Sheikh Ahmed Al Shaibani, directeur général de l’IACAD, a déclaré : « Le sureffectif dans les mosquées ou dans son enceinte est strictement interdit. La durée des prières reste la même que celle annoncée précédemment. Cependant, les prières d’Isha et de Tarawih sont plafonnées à 30 minutes (y compris l’appel à la prière et l’Iqama). Les mosquées seront fermées immédiatement après la fin de ces prières. »

Les conférences des imams sont suspendues 

Les conférences et séminaires dans les mosquées restent toutefois suspendus. Cependant, les fidèles ont la possibilité d’assister virtuellement à des conférences. Il est également conseillé aux fidèles de lire le Coran à l’aide d’appareils intelligents à l’intérieur des mosquées.

Le département évaluera la situation avant de prendre une décision sur les Qiyam-ul-layl (prières de fin de soirée) exécutées au cours des dix derniers jours du Ramadan. Le Comité suprême mettra à jour ses lignes directrices à cet égard.

Ramadan 2021 : le mois de jeûne débutera aux canada et aux États-Unis le 13 avril 2021

Selon des calculs astronomiques effectués par le Conseil du Fiqh d’Amérique du Nord, le Ramadan 2021 devrait débuter le 13 avril aux États-Unis et au Canada.

Le Ramadan, l’un des mois les plus sacrés en Islam, constitue le neuvième mois du calendrier islamique. Cela donne aux fidèles de la communauté musulmane la chance de faire de bonnes actions, de prier et de se concentrer sur leur engagement. Il est important de rappeler que la date de début du mois de jeûne diffère d’un pays à l’autre en fonction de la visibilité de la lune durant la nuit du doute, la 29e nuit du mois de chaabane.

Savoir plus sur le mois de jeûne 2021

Pendant le mois de Ramadan, il y a deux repas principaux ; le suhoor qui est servi et mangé avant la prière du lever du soleil, al Fajr, et l’iftar ou repas de rupture de jeûne, est servi et mangé après al-maghrib, la prière du coucher du soleil. Généralement, ces repas sont pris en groupe.

Le mois saint en islam est marqué par le jeûne des musulmans de l’aube jusqu’au coucher du soleil et les prières de taraweeh que les fidèles sont tenus d’accomplir quotidiennement dans la mosquée le soir après salat al ishaa. Ces prières devraient commencer dès l’annonce de la date du début du mois de ramadan 2021, lors de la nuit du doute.

Durant le mois de ramadan 2020, les États-Unis et le Canada ont dû débuter leur jeûne le 24 avril 2021.

Le mois de jeûne et le Coronavirus

Le mois de ramadan 2020, était certainement bien différent des ramadans précédents, puisque les musulmans du monde entier ont dû pratiquer leurs prières à la maison et aucun rassemblement familial ou entre amis n’a été autorisé en raison de la propagation de la pandémie du Coronavirus.

Au milieu des campagnes de vaccination contre le COVID-19 lancées par les deux pays, certains peuvent commencer à se demander si les vaccins invalident le jeûne. L’Association médicale islamique britannique a assuré la communauté islamique en affirmant que prendre le vaccin pendant le mois de ramadan n’invalide pas le jeûne. Ainsi, les fidèles de la communauté musulmane ne doivent pas retarder leurs vaccinations contre le Coronavirus en raison du Ramadan.

Ramadan 2021 : les frontières de l’Arabie Saoudite seront maintenues fermées jusqu’au 17 mai

Selon les dernières décisions révélées par les autorités du royaume, durant le mois de ramadan 2021, il n’y aura pas de petit pèlerinage (Omra) pour les fidèles de la communauté musulmane qui réside hors d’Arabie Saoudite. En effet, le gouvernement a assuré que les frontières du pays ne seront ouvertes qu’en 17 mai prochain.

Pas de Omra avant le 17 mai prochain

Suite à la décision du gouvernement en Arabie Saoudite de reporter l’ouverture de ses frontières qu’en 17 mai 2021, les musulmans qui ne résident pas dans le pays ne peuvent définitivement pas faire une Omra dans les lieux saints durant le mois de jeûne 2021. Il est important de mentionner qu’un premier communiqué du gouvernement a pu préciser que les frontières du pays seraient réouvertes fin mars afin de pouvoir accueillir les fidèles qui espéraient effectuer une Omra durant le mois saint en islam, le mois très prisé à cet effet.

Alors que la date du début de ramadan 2021 serait le 13 avril 2021, l’autorité générale de l’aviation civile saoudienne a affirmé au niveau de son communiqué officiel destiné aux différentes compagnies aériennes qui desservent les aéroports du pays, que aucun vol international ne sera autorisé à atterrir avant le 17 mai prochain. Ce communiqué a mis un terme à toute spéculation des dates d’ouverture des frontières du royaume.

Selon les autorités, ce report de la date d’ouverture des frontières entre dans le cadre de la lutte contre une nouvelle propagation de la pandémie dans le pays, permettant ainsi l’évolution de la campagne de vaccination afin que la population puisse atteindre une large immunité collective avant ouverture des frontières.

Est-ce que le pèlerinage, hajj serait maintenu ?

Selon les professionnels et les agences proposant le Hajj, cette décision de report de la date d’ouverture des frontières du royaume impacterait directement sur l’organisation de la saison de hajj pour l’année 2021. Les professionnels assurent que les délais d’organisation de la saison sont très courts, par conséquent l’organisation d’un hajj pour 2021 est quasi impossible.

D’après l’un des responsables du ministère de l’Intérieur, le pays vise avant tout à maintenir un taux d’infection à un niveau assez faible.

Il est important de mentionner que la réouverture des frontières ne concerne pas les 20 pays qui sont jugés à haut risque comme la France.

Ramadan 2021 : le responsable du groupe Cevital assure que la crise de l’huile prendra fin avant le mois de jeûne

Selon Omar Rebrab, le vice-président du groupe Cevital, rassure les jeûneurs en affirmant que les produits de première nécessité seront bien disponibles avant l’arrivée du mois de jeûne de 2021. En effet, avec l’arrivée imminente du mois de ramadan 2021, les fidèles de la communauté musulmane s’inquiètent sur les conditions du déroulement du mois saint en islam, surtout avec la nouvelle vague de la pandémie qui s’est propagé dans plusieurs pays en Europe.

Les produits alimentaires seront disponibles dans le marché local 

Selon les consommateurs, en plus de certains produits alimentaires qui commencent à disparaître des étalages des supérettes, une augmentation injustifiée des prix a été enregistrée durant cette dernière période. Suite à ces constatations, plusieurs fidèles se sont rués sur les commerces afin de stocker leurs provisions pour le mois sacré par peur d’une éventuelle pénurie de produits alimentaires. Le vice-président de Cevital a par conséquent réagi à ce comportement en affirmant que durant le mois saint en islam tous les produits seront disponibles notamment l’huile de table. Il est essentiel de mentionner que ce dernier a enregistré une baisse au niveau de la disponibilité sur le marché local, durant cette dernière période. D’après le vice-président, le conglomérat a pu produire plus de 700 000 tonnes d’huile de table. En outre, il a tenu à affirmer qu’une quantité assez importante d’huile est déjà disponible en stock afin d’éviter toute éventuelle pénurie de ce produit sur le marché local durant le mois saint.

Éviter de stocker les aliments 

Il est important de rappeler que la date de début du mois de ramadan 2021, serait aux alentours du 17 avril prochain. Omar Rebrab écarte toute hypothèse portant sur une éventuelle pénurie des produits de base durant le mois de ramadan. Néanmoins, il invite les commerçants d’éviter de stocker les produits en refusant de les vendre, induisant un mouvement de panique chez la population qui se prépare à accueillir le mois de jeûne.

Selon le responsable, ces commerçants tentent d’exercer une sorte de pression sur le groupe alimentaire Cevital afin d’éviter la facturation qui est mise en place par le ministère du Commerce. 

Ramadan 2021 : le gouvernement veille à rassurer les marocains

Les autorités marocaines ont affirmé que plusieurs produits et denrées alimentaires seront disponibles sur le marché national afin de combler les besoins et de diversifier les produits de base, avec l’arrivée imminente du mois de jeûne, le mois de ramadan 2021.

Approvisionnement des marchés nationaux en produits de base

Dans le cadre du contrôle des conditions générale des marchés au Maroc, et l’analyse de la situation des mesures, des prix et d’approvisionnement mis en place en prévision du mois saint en islam 2021, plusieurs réunions ont eu lieu durant cette dernière période entre les institutions et les ministères concernés. En effet, le 23 mars dernier, le ministre de l’Intérieur a présidé une réunion en visioconférence en présence des ministres de l’environnement, de l’industrie, du commerce, de l’économie, de l’énergie et de l’Agriculture, du développement rural ainsi que de la pêche maritime afin d’analyser la situation actuelle et mettre en place les mesures qu’il faut pour garantir le bon déroulement du mois de jeûne 2021.

Parmi les missions réalisées dans cette réunion, une évaluation a été effectuée au niveau de l’approvisionnement du marché national, tout en analysant les prix des produits, visant à apporter les produits de base nécessaire au marché tout en protégeant les consommateurs. Selon le ministre de l’Intérieur dans ce secteur, il est important de s’assurer de la bonne coordination entre les différentes institutions et administrations afin d’aboutir aux objectifs fixés.

Les produits de base seront disponibles en abondance

Selon les différentes données analysées par les responsables des institutions publiques et ministériels, l’état d’approvisionnement des produits dès la date du début du mois de ramadan 2021 a été confirmé afin de garantir une offre abondante et bien diversifiée répondant ainsi aux besoins des consommateurs durant ce mois de jeûne.

Ainsi, les produits de base qu’ils soient importés ou locaux surtout ceux qui sont les plus demandés durant ce mois saint en islam, seront disponibles grâce aux efforts consentis par les autorités publiques, les commerçants, les distributeurs, les fournisseurs et les producteurs.

Il est important de mentionner que les prix des principaux produits de base seront en majorité assez stables et le resteront, sans enregistrer une variation relative.

Islam au Pakistan : deux hommes ont été arrêtés pour avoir épousé des femmes musulmanes

Au Pakistan deux hommes “ non musulmans “ ont été arrêtés pour avoir épousé des musulmanes. En effet, selon les médias locaux, un juge de la Haute Cour pakistanaise a refusé lundi la libération sous caution de deux hommes qui ont été accusés d’avoir épousé des musulmanes. 

Le rejet des demandes des deux hommes

Le juge Syed Arshad Ali a rejeté les demandes des frères ahmadis qui sont accusés d’avoir épousé des musulmanes, afin de mettre en liberté sous caution de Zaid, Zahid et de leur père Sajid.

Les deux hommes sont accusés d’avoir épousé des femmes musulmanes alors qu’ils ne faisaient pas partie de la communauté musulmane pratiquant l’islam au Pakistan. Les frères qui adhèrent à la religion minoritaire ahmadiyya ont été détenus avec leur père en septembre de l’année dernière.

Selon le premier rapport d’information déposé auprès de la police, les frères Zaid et Zahid de la région de Sheikh Muhammadi de Peshawar avaient épousé Sobia et Salma en juin 2020. Leur belle-mère a allégué qu’elle ne savait pas que les frères appartenaient à la minorité Ahmadiyya. Le 29 septembre, tous les trois ont été accusés de blasphème et de fraude au mariage. La FIR fait référence aux 493-A et 298-C du code pénal pakistanais.

Selon le code pénal, la loi 493-A fait référence à la cohabitation avec un homme qui trompe la croyance en mariage légal et 298-C, fait référence aux personnes du groupe Qadiani et d’autres communauté qui se disent musulman ou qui essaie de propager sa foi.

La communauté ahmadiyya au Pakistan

Les Ahmadis se considèrent musulmans et font des prières selon les horaires de prière au Pakistan, mais ont été déclarés non musulmans par un amendement constitutionnel en 1974. En 1984, le dictateur militaire, le général Zia ul Haq, a interdit aux Ahmadis de s’identifier comme musulmans ou d’utiliser des symboles islamiques dans leurs pratiques religieuses. Ils font face à la discrimination et à la violence en raison des accusations selon lesquelles leur foi insulte l’islam.

Islam en Inde : pour le Premier ministre afin de cortiser le monde arabe il est essentiel de commencer avec la communauté musulmane en Inde

Le délicat équilibre régional des pouvoirs de l’Inde n’est pas facilité par les tensions sectaires. Le 22 décembre dernier, le Premier ministre de l’Inde Narendra Modi a pris la parole lors du centenaire de l’Université musulmane d’Aligarh, une université administrée centralement à quelques heures de route au sud-est de la capitale, Delhi. Comme tant d’événements importants ces jours-ci, les célébrations ont eu lieu en ligne, mais le discours de Modi a été surveillé de près. Le Bharatiya Janata Party (BJP) au pouvoir en Inde entretient depuis longtemps des relations tendues avec les 200 millions de musulmans du pays, le parti étant accusé de perpétuer un climat de haine contre l’islam en Inde avec son adhésion ouverte à la politique sectaire. Modi lui-même a dû convaincre les musulmans qu’il gouverne pour tous les Indiens, quelle que soit leur croyance et leur religion.

Le discours du Premier ministre

Dans son discours, Modi a souligné que son gouvernement était attaché à la non-discrimination religieuse. Il a également mis en évidence certaines statistiques montrant des améliorations du niveau d’éducation des filles musulmanes. Mais il a également appelé les étudiants musulmans à aider à construire le «soft power» international de l’Inde en transportant le «meilleur de l’Inde» à l’étranger. Le plaidoyer de Modi était probablement lié à sa récente offensive diplomatique pour réparer les liens avec le monde musulman – ou du moins s’assurer qu’ils ne sont pas endommagés par la perception que son gouvernement n’est pas seulement nationaliste hindou, mais anti-islamique. Modi a aussi affirmé que la communauté musulmane d’Inde a toute la protection qu’il faut pour pouvoir faire ses prières dans les mosquées durant les horaires de prière en Inde en toute sécurité.

Il est crucial pour la politique étrangère de l’Inde de maintenir l’engagement des pays à majorité musulmane. Incroyablement, Delhi cherche à le faire tout en approfondissant les liens de défense avec Israël. De plus, l’Inde a réussi à développer des relations étroites avec des États arabes du Golfe tels que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis tout en coopérant au développement des infrastructures avec leur rival, l’Iran. C’est tout un acte de jonglerie – et qui semble aller à l’encontre de la sagesse reçue en matière de relations internationales.

Les analystes occidentaux se demandent si le monde d’aujourd’hui est unipolaire, bipolaire ou multipolaire, mais ils considèrent toujours les États-Unis comme l’un des pôles et modélisent d’autres pays par rapport à eux. Cela peut fonctionner assez bien au niveau mondial. Mais au niveau régional, les systèmes internationaux peuvent être beaucoup plus compliqués. L’enchevêtrement des relations entre l’Asie du Sud et le Moyen-Orient est l’un de ces systèmes régionaux – et il peut être mieux compris en utilisant les théories autochtones des relations internationales indiennes que les théories occidentales mondiales.

La théorie de l’Inde des relations internationales 

En 1919, le pionnier en sciences sociales bengali Benoy Kumar Sarkar a publié un article fascinant dans l’American Political Science Review sur la «théorie hindoue des relations internationales». S’appuyant sur le Mahabharata et d’autres textes sanskrits classiques, il a divisé les pays étrangers en trois types : l’ ari (ennemi), le madhyama (médiatoire, enchevêtré à la fois avec le pays et l’ennemi), et l’udaseena (indifférent, libre de peser derrière soit). Pris ensemble, le système tout entier est un mandala , ou un cercle, d’états.

L’ application de Sarkar mandala de la théorie à la frontière occidentale de l’ Inde, le Pakistan est l’éternel ari, l’Iran est le rôle crucial madhyamâ , et les Etats arabes du Golfe sont les udaseena qui maintiennent l’équilibre ultime du pouvoir.

L’Inde a été en mesure de maintenir une relation de travail avec l’Iran malgré les sanctions américaines, obtenant même une exemption de sanctions de l’administration Trump pour avoir aidé l’Iran à développer les infrastructures portuaires et ferroviaires à Chabahar. L’Iran n’est pas un allié proche de l’Inde, mais la théorie du mandala suggère qu’il ne doit pas l’être. Dans le système du mandala , il suffit que le madhyama , l’Iran, exerce une pression constante sur l’ ari , le Pakistan. Le Pakistan étant accusé de soutenir le terrorisme séparatiste dans la province du Baloutchistan du sud-ouest de l’Iran, la pression de Téhéran est certainement en place.

Aujourd’hui l’Inde s’est tournée vers la troïka arabe du Golfe d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de Bahreïn, eux-mêmes étroitement liés par des liens religieux, historiques et sécuritaires.

Islam en Inde : le problème des lois indiennes sur le “ djihad amoureux ”

Sous la direction du Premier ministre Narendra Modi, le gouvernement du parti Bharatiya Janata a proposé plusieurs politiques anti-musulmanes. Le dernier en date est une répression contre ce qu’il considère comme «le djihad de l’amour», la croyance que les musulmans cherchent à tromper les femmes hindoues par le mariage afin de les convertir à l’islam en Inde.

Les nouvelles lois en Inde

Au cours de l’année écoulée, plusieurs politiciens du parti hindou BJP ont assuré que les musulmans qui demandent à des femmes hindoues de se convertir à l’islam afin de se marier, faisaient partie d’un complot islamique visant à augmenter la population musulmane en l’Inde. Plus récemment, l’un des États les plus peuplés de l’Inde a acquis le droit d’intervenir en matière de mariage – en particulier entre une femme hindoue et un musulman en mettant en place la loi du “djihad love”. D’autres États prévoient de faire de même.

D’après un politologue, la croissance rapide des tensions et conflits religieux en Inde est dû essentiellement à la continuation des politiques anti-musulmanes du BJP.

En dépit d’être un pays à majorité hindoue, l’Inde abrite près de 200 millions de musulmans.

Depuis que le BJP est arrivé au pouvoir avec une majorité claire au parlement en août 2019, il a supprimé les dispositions spéciales de la Constitution indienne qui avaient accordé un degré substantiel d’autonomie au seul État indien à majorité musulmane, le Jammu-et-Cachemire – maintenant un territoire de l’Union, un arrangement dans la dispensation fédérale de l’Inde sous la règle directe du gouvernement national.

En 2019, le gouvernement indien a également adopté la loi d’amendement de la citoyenneté, qui facilite l’accès à la citoyenneté pour un éventail de groupes religieux des pays voisins de l’Inde, mais exclut les musulmans. En outre, les autorités ont voulu à plusieurs reprises éliminer l’appel à la prière dans les mosquées selon les horaires de prière en Inde. Maintenant, dans sa dernière initiative, l’État le plus peuplé de l’Inde, l’Uttar Pradesh, où environ un cinquième de la population est musulmane et où le gouvernement de l’État est dirigé par le BJP, s’est mis à surveiller la vie privée de ses citoyens. En novembre, l’État a adopté la première loi sur le «djihad de l’amour» dans le pays.

Connue sous le nom d’ordonnance sur l’interdiction de la conversion religieuse illégale, elle oblige les couples de différentes communautés religieuses à donner un préavis de deux mois à un magistrat du district avant de se marier. Un magistrat de district est un fonctionnaire appartenant aux services administratifs de l’Inde – un vestige de la domination coloniale britannique – qui est en charge du district, l’unité de base de l’administration, et a des pouvoirs exécutifs légaux et importants.

Autorisation pour se convertir en Islam 

Aux termes de l’ordonnance, le président de la justice aurait le pouvoir discrétionnaire de décider si la conversion s’est faite par contrainte ; l’auteur de l’infraction pourrait alors se voir refuser une caution et être condamné à 10 ans de prison. L’ironie de cette question est que peu d’individus choisissent systématiquement de se marier en dehors de leur affiliation religieuse.

En théorie, cette loi s’applique avec la même force à tous les mariages interconfessionnels. Cependant, à toutes fins pratiques, cela affecterait les musulmans, car la loi personnelle islamique exige qu’un non-musulman se convertisse pour sanctifier le mariage. Jusqu’à présent, l’application de la loi n’a ciblé que les mariages hindous-musulmans. Depuis son adoption l’année dernière, pas moins de 30 hommes musulmans arrêtés dans l’Uttar Pradesh risquent d’éventuelles poursuites. On ne sait pas à ce stade quelles sanctions, les femmes musulmanes qui épousent des hindous pourraient être confrontées.

Suivant l’exemple de l’Uttar Pradesh, quatre autres États dirigés par le BJP ont introduit une législation similaire. Fin décembre, l’État central du Madhya Pradesh a adopté le projet de loi sur la liberté de religion, qui imposerait également des restrictions similaires au mariage interreligieux. Cette loi prévoit également la possibilité d’une peine d’emprisonnement de 10 ans.

Islam en France : Washington affirme qu’elle s’inquiète pour la liberté de la religion dans l’hexagone

L’émissaire des Etats-Unis pour la liberté religieuse, Sam Brownback a affirmé durant son échange avec les journalistes son inquiétude par rapport à l’excès de répression que pratique le gouvernement français à la religion musulmane dans l’hexagone.

Privilégier le dialogue constructif 

Sam Brownback, n’a pas hésité le 8 décembre dernier d’exprimer son inquiétude pour la liberté de religion dans l’hexagone suite aux multiples mesures qui ont été mises en place en France, après les récents attentats, contre l’islamisme radical.

L’émissaire des Etats-Unis pour la liberté religieuse, assure qu’il est inquiet pour tout ce qui se passe en France, lors d’un échange effectué avec les journalistes, avant d’ajouter qu’il vaut mieux se tourner vers le dialogue constructif qui selon Sam Brownback est très utile dans ces circonstances assez particulières. En outre, il affirme que si le gouvernement est trop répressif, la situation pourrait s’aggraver encore plus dans le pays.

L’émissaire des Etats-Unis pour la liberté religieuse assure que selon le point de vue du gouvernement américain, le rôle des autorités est avant tout de protéger la liberté religieuse de ces citoyens. En effet, personne ne peut pratiquer ses prières durant les horaires de prière adéquats dans des conditions de violence. Il est essentiel que la foi soit pratiquée dans des conditions pacifique, afin de savoir si le gouvernement est dans le bon droit.

Le nouveau projet de loi en France

Il est important de mentionner que le gouvernement français devrait examiner son nouveau projet de loi mercredi prochain qui vise à renforcer les principes républicains afin de lutter contre l’islamisme radical et les séparatismes. En effet, Emmanuel Macron a déclaré au quotidien britannique Financial Times, depuis le début du mois de novembre que son pays se bat contre les séparatistes islamistes et jamais contre la religion musulmane et le Coran

Le 4 décembre dernier, le président de la République est revenu sur ce sujet qui est particulièrement sensible, après que des médias anglo-saxons ont accusé l’hexagone de s’en prendre à la communauté musulmane. Le président assure lors de son entretien que la France n’a aucun problème avec la religion musulmane, avec qui elle a une relation de très longue date toutefois, la République veut imposer la séparation entre le religieux et le politique. 

« Older posts

© 2021 la ligne de flo

Theme by Anders NorenUp ↑