Le chercheur de l’Institut des relations internationales et du développement durable, Frédéric Amiel, a tenu à exprimer son avis sur l’effet du projet de reforestation massive que compte mettre en place les autorités des deux Congo. En effet, le chercheur a affirmé que plusieurs pays ont une doctrine qui sème un arbre récolte du CO2. Ainsi, plusieurs pays se sont lancés dans des projets de déforestations dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Comme c’est le cas en Australie, où le gouvernement compte planter plus d’un milliard d’arbres d’ici 2050, ainsi que l’Inde qui a pu planter près de 60 millions d’arbres en seulement 12 heures. Est-ce que ces projets peuvent assurer un bon résultat sur l’amélioration des conditions climatiques ?

L’effet des projets de reforestation sur le réchauffement climatique 

Thomas Crowther, le grand chercheur scientifique, a estimé que la solution de reforestation peut contribuer activement à la lutte contre le réchauffement climatique en assurant que sur terre, il existe de l’espace pour planter plus de 1 200 milliards d’arbres supplémentaires. Sur ce sujet, le chercheur à l’Institut du développement durable, Frédéric Amiel, qui est un spécialiste de la déforestation, a un avis assez différent. 

Est-ce que ces projets de reforestation constituent une solution miracle pour éviter les effets du réchauffement climatique ? Selon le chercheur, il est important de nuancer, puisque toutes les forêts se valent et ont la même qualité. Le chercheur explique qu’on ne peut pas comparer une forêt monoculture replantée par des humains par une forêt naturelle ou une forêt primaire. En outre, il affirme qu’il est essentiel de penser à ce qu’on va faire avec ces nouvelles forêts par la suite. Certes, reforester, c’est une bonne initiative, toutefois, si les gouvernements comptent planter des forêts d’exploitation qu’après 30 ans, on va l’exploiter en les coupant, ces arbres ne peuvent pas assurer le rôle de stockage de carbone, vu qu’une fois coupés le carbone sera relâché dans l’atmosphère.

Frédéric Amiel a tenu à expliquer dans le site web du journal en ligne que pour que les arbres forestiers puissent stocker du CO2, il est impératif de laisser les arbres tranquilles des centaines d’années. Ainsi des forêts coupées d’une façon assez régulière d’une part ne servent pas à stocker du carbone et d’autre part elles en rejetteraient lors de leur coupe en libérant du carbone dans le sol. C’est pour cette raison que durant une reforestation massive, il est essentiel de favoriser la reconstitution naturelle en stoppant la découpe des arbres en veillant à laisser la forêt reprendre de l’espace.