D’après les dernières actualités partagées par les médias africains notamment le journal de l’Afrique, le Parlement du Sénégal a pu valider lundi dernier, permettant ainsi de mettre en œuvre le projet de loi qui concerne le nouveau code électoral.

La loi du nouveau code électoral a été adoptée

Lundi dernier, les députés du Parlement sénégalais ont voté lors d’une réunion en session extraordinaire, le nouveau code électoral suite à un débat houleux, alors que ce projet de loi se voulait pourtant consensuel.

En janvier 2020, un dialogue politique a été entamé dans cette perspective afin de déboucher enfin sur un document approuvé par les différentes parties prenantes dont la société civile, les non-alignés, l’opposition et la majorité.

Selon les experts, les points d’accord devraient être approuvés juridiquement par le chef de l’Etat Macky Sall, dont la décision est aussi attendue sur les différents points de discorde.

Selon le député de l’opposition, Déhtié Fall, durant les différents mois de dialogue, plusieurs points importants tels que l’utilisation d’un bulletin unique pour les élections présidentielles ou aussi la mise sur pied d’un organe indépendant pour prendre en charge l’organisation des élections, n’ont pas été prises en compte tout comme les différentes réclamations déposées par l’opposition.

Antoine Félix Diome, le ministre de la Sécurité et de l’Intérieur qui est venu défendre ce projet de loi, a affirmé que les différents points n’ayant pas fait l’objet de consensus ne seront pas retenus. Afin d’adopter ce projet de loi, plus de 165 rencontres ont été organisées durant les 20 mois permettant d’aboutir à la mise en place d’un nouveau code électoral. Selon les experts, la rédaction et le contenu des 65 articles ont fait l’objet d’un consensus de tous les participants.

Les articles 29 et 30

Antoine Félix Diome a également, apporté plusieurs précisions concernant les articles 30 et 29 qui d’après les parlementaires appartenant à l’opposition tentent de mettre à l’écart des candidats aux prochaines élections présidentielles de 2024 comme le député Ousmane Sonko, le candidat du Parti démocratique sénégalais Karim Wade ou aussi l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall.

En effet, selon ces articles, toute personne “condamnée pour différents délits passibles d’une peine d’emprisonnement de 5 ans” ne pourrait pas candidater aux élections présidentielles. 

Le ministre a rappelé que le consensus n’a pas été trouvé lors de la table des concertations visant la modification des articles 29 et 30. Diome a ajouté qu’il aurait certainement d’autres concertations ultérieures sur ce sujet.

Afin de découvrir plus d’information à ce sujet, vous pouvez consulter les articles à la une du journal africain.