D’habitude ne manifestant presque jamais, les enseignantes sénégalaises de l’université Assane Seck, se trouvant dans la ville de Ziguinchor, ont participé un sit-in inédit, le 14 novembre afin de protester contre les différentes formes de violence grave notamment les harcèlements sexuels.

Les enseignantes manifestent

Cet événement a fait la une des médias africains. Au niveau de l’université Assane Seck se trouvant au sud du Sénégal dans la ville de Ziguinchor, les enseignantes faisant partie du corps professoral ont décidé de manifester le 14 novembre dans l’objectif de mettre fin aux actes de violence dont elles sont en train de subir. En effet, les enseignantes affirment qu’elles font l’objet de ces actes violents au sein même de l’université. Le journal africain a révélé dans son site web que ce type de mouvement est inédit au niveau de l’institution universitaire au Sénégal.

D’après les enseignantes qui ont manifesté le 14 novembre dernier, elles ont enregistré plusieurs cas récurrents de harcèlement, de violence et de chantage sexuel ou aussi d’insultes et d’humiliations graves. Les enseignantes de l’université Assane Seck ont aussi protesté contre le silence des responsables académiques qui ont démontré un manque évident de soutien.

Il est difficile d’oser aborder le sujet de violence sexiste 

Professeur de sociologie au niveau de l’université Assane Seck, Fatoumata Hane, qui est la porte-parole du mouvement, a affirmé que trop, c’est trop, il est important d’agir tant qu’il est temps. Elle a tenu à déclarer au quotidien que les différents cas de violence ont été enregistrés par les manifestantes et elle assure qu’il est encore difficile d’oser aborder le sujet des actes de violences sexistes au sein de la prestigieuse université de Assane Seck.

En effet, l’enseignante insiste sur la difficulté d’admettre et d’affirmer publiquement qu’elle victime, en étant en tenailles entre les conséquences d’une telle déclaration et les violences qu’elle est en train de subir tous les jours dans l’université.

Par ailleurs, l’enseignante a tenu à souligner aussi que le taux d’abandon des études durant le cursus universitaire peut s’élever à plus de 56 % pour les étudiantes. L’enseignante se demande sur le lien possible entre ces chiffres et les actes de violences sexistes au sein de l’université sénégalaise. 

L’enseignant propose de mettre en place un budget de quelques dollars soit une centaine de CFA selon le convertisseur dollar en CFA, afin d’assurer des séances de soutien aux étudiantes et aux enseignantes dans les universités sénégalaises.